Marche médiévale de Durban-Corbières
Récit du Capitaine






J'étais arrivé en haut de cette colonne abrupte quelques minutes plus tôt.
En tant que Capitaine, je me devais de montrer l’exemple à mes camarades. J’avais dû oublier la faim, la soif, les douleurs articulaires et musculaires pour vaincre ce périple.

Cette montée était interminable, mais je la gravis à un rythme normal et sans m’arrêter, ou presque..




A la cime, une vierge dominait l’ensemble de cette immense vallée, et réconfortait ceux qui arrivaient devant elle.
C’est à la vue de mes camarades arrivant en boitant les uns après les autres, les visages rouges et les regards vides, que je réalisais l’effort. Je percevais que certains serraient les dents, d’autres avaient les mains sur les hanches cherchant un appui illusoire. Les derniers appuyaient les mains sur leurs genoux pour soulager leurs cuisses.
Je les attendais alors, accroché à ma lance dont le penon flottait à la tramontane, l’air était frais.




Nos dernières réserves d’eau furent englouties, et nous reprenions le chemin serpentant à flanc de colline.

La descente était facile, et notre moral remonté à l’idée qu’un repas nous attendait plus bas.
Nous n’oublierons jamais ce sentier cathare à l’arrière-goût de bataille et de résistance dans notre belle Occitanie.





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