Château de Gicon





Présentation




Les débuts de l'histoire :

Le mélange des populations venues de beaucoup d'horizons crée une certaine identité qui devient peu à peu la tribu gauloise des Volsques Arécomiques sur la rive droite du Rhône autant frontière que voie de communication. Ces nomades deviennent bons agriculteurs mais ont gardé la réputation d'intempérants, peu travailleurs, peu respectueux de l'ordre établi. L'identité culturelle créée autour des cités qu'ils bâtissent, du travail, de leur goût commun du bien boire et du bien manger, de leurs innombrables dieux, ne les empêche pas d'être souvent en guerre avec les tribus voisines et les commerçants grecs ; c'est l'occasion et le prétexte de l'invasion romaine et de leur incapacité à s'y opposer : esprit de clocher et fiertés particularistes nous viennent de loin.

Mercure est un des dieux le plus populaire : nom de la Dent de Marcoule donné à la montagne de l'Angle dominant Cadenet, adoré aussi des Grecs et des Romains ou bien Dune d'Hercule traduisant l'aspect imposant de sa masse vue de loin ?


L'arrivée de nouveaux venus était souvent conflictuelle avant d'être acceptée ; d'où la continuité d'utilisation des sites élevés protégés par des murs de pierres sèches (bois et Gicon) ; la présence de tumuli (Dent de Marcoule et Costes) traduisent en ces lieux des inhumations aux 7ème et 6ème siècles av JC avant que n'apparaissent les tombes sous pierres plates. En dehors du site fortifié de Gicon auquel succédera une Villa gallo-romaine, il ne semble pas que les autres aient été encore utilisés pendant les 2 siècles de paix romaine ni pendant les invasions du premier Millénaire.

Il est difficile de savoir mais il est probable que lors des périodes de tranquillité, des hommes se soient installés dans des lieux plus accessibles, faciles à cultiver hors des bois rocheux, en présence de points d'eau plus nombreux et permettant des échanges : donc autour des gués les plus faciles. Le franchissement des rivières tributaires de notre climat a posé problème pour établir des communications en dehors des grandes voies antiques devenues Via Dominitia ou du Vivarais vers Alba. Une dérivation de cette dernière passait la Cèze au gué le plus facile, d'où 2 chemins partaient vers le nord et Pont Saint Esprit ou lest vers un autre passage du Rhône doté très tôt d'un bac. Une autre moins importante empruntait le gué marécageux de Carmignan et permettait d'aller aussi au nord et à l'est.


Gaulois et Romains nous ont laissé 3 autres origines : Chausclan = chaumes clan - réunion de chaumières - Hensclan = tribu d'un dieu gaulois et Chusclanum ou Genesiacum pouvant s'appliquer à un lieu de culte à Jupiter tant à Chusclan qu'à Gicon qualifié aussi de Jucundus (forteresse agréable) à moins qu'il ne désigne le propriétaire de la villa gallo-romaine du lieu.

Les 2 premiers termes laissent supposer un habitat humain non loin du gué avant et au début du premier Millénaire. La colonisation romaine a de plus laissé sur l'emplacement e notre village, des monuments funéraires de familles de la tribu des Voltinia : Manrinus, Primus, Lucretius, Croma, Virilius Severinus, Titus Cassius Titulus (Gicon), Maternus, Romanius Pedonius, Vassilius Quartulus ; des noms de quartiers (Colombier champ du maître, Colettes petites abeilles). Castrum de Jocone ainsi nommé jusqu'en 1114, autel dédié à Jupiter, mosaïque et bouclier de Scipion (Cadenet où des vétérans de l'armée romaine seraient venus de Cadenet sur Durance).



Le Château de Gicon :

Situé sur les hauteurs du village, le château de Gicon appartient depuis 1973 à la Cave des Vignerons de Chusclan. Point culminant de la commune à 245 mètres le site de Gicon était autrefois réputé pour sa vision stratégique de la Vallée du Rhône, de la Cèze et sur quatre provinces : Languedoc, Provence, Auvergne et Dauphiné.

D'accès facile par des sentiers pédestres (GR et autres) et les chemins communaux, sont éloignement relatif du village et son environnement à la fois viticole et boisé en font un lieu de calme et d'intérêt pour tous les amateurs d'un riche patrimoine local.
    
Celtes et gaulois ont laissé les blocs de soutènement des 3 côtés du terre-plein. L'occupant romain a construit la calade d'entrée du site dominant la « villa » du bas de la colline. Donné en 945 aux Bénédictions de St Saturnin di Port1 55 Prieurs seront Seigneurs de Gicon jusqu'en 1789. Au moyen Age, ils construisent un château forteresse dont l'enclos abrite une garnison de 300 hommes : logis seigneurial, tours de garde, donjon central. Il hébergea le Roi Saint Louis sur le chemin de la croisade. Plusieurs fois ruiné et séparé à la Renaissance, le donjon est miné selon la technique du temps en 1631-1632, fin du pouvoir féodal local contre le centralisme de Louis X111 et Richelieu. Délaissé par ses cinq propriétaires de 1816 à 1973, le site pendant trois siècles est une carrière de pierres d'où un retour à la végétation naturelle. En 1973, la Cave des Vignerons reconstitue 12 hectares de l'ancien vignoble seigneurial incus dans l'aire « Côtes du Rhône » qui se retrouve aujourd'hui dans une cuvée exceptionnelle : la cuvée « Château de Gicon ».


Situer








Visiter



Afin de profiter au mieux de votre promenade:

Prévoyez de bonnes chaussures (bien qu'aménagé, le sentier reste difficile) et de quoi boire (le château se mérite et il n'y a pas encore de distributeur de boissons fraîches au pied du donjon…)




Idée de randonnée



  • Gicon
    • Modéré.
    • 12km3.
    • Dénivelé 325m.
    • Durée: 4h30.









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Gicon.gpx
(25k)
Gamela Nostra,
8 déc. 2013 à 13:13
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Gicon.kml
(235k)
Nicolas Brochot,
8 déc. 2013 à 13:21