Entraînements

Escrime médiévale

Nos entraînements sont ont été donnés avec beaucoup de soin, d'amour et de jeu par nos instructeurs Mika dit la Griote, et par son ami Steph dit Doloire.

Leur style inimitable nous a permis d'avancer, de progresser et de jouer a notre tour.

Nous tachons a chaque rencontre de continuer ce qu'ils nous ont appris.

La Garde du toit (à gauche)   
La garde du toit par Colin a gauche face à Robin son frère


Depuis les plus anciens membres forment les nouveaux arrivant. Nous organisons et nous participons a des stages régulièrement.



AMHE

A mi chemin entre l'escrime moderne et le combat médiéval se trouve l'AMHE
Nous travaillons sur les maniscrits de "Vadi", "Lienchtenauers", "i33".
Les entrainements se déroulent 1 fois par semaine dans les environs de Nîmes 
(nous sommes dans l'attente d'une salle régulière)





Repères chronologiques:


1280 : manuscrit dit « I33 » traitant de l’escrime a l’épée et a la targe
1410 : ouvrage du maître Fiore dei Liberi
1444-1467 : Fechtbucher des Maitres Allemands (Talhoffer, Lichtenhauer, Meiers)




L’escrime étant un art martial, c’est un sport qui exige une grande maîtrise de soi, un respect de son adversaire, et une technique irréprochable.
De nos jours, les combats de reconstitution se font bien sur avec des armes émoussées, mais cela reste des armes malgré tout. Il n’est pas bon de confier une épée a une personne qui n’est pas capable de s’en servir, un entraînement de longue durée et quotidien est indispensable pour arriver a une bonne maîtrise de l’arme.


L’escrime est réellement apparue dans l’antiquité, les Grecs proclamaient que le soldat n’est pas celui qui porte l’épée, mais bien celui qui sait la manier, cependant, il n’existe aucune trace de maîtres d’armes professionnels et d’académie d’armes.
Pendant le siècle de Périclès, jusque la période Hellénistique, des maîtres d’armes de métier, qui, le plus souvent, font partie du personnel chargé de l’éducation des enfants citoyens. La différence avec le Maître d’armes est qu’il est, a l’inverse du pédagogue, du musicien et du gymnaste, un homme libre qui monnaye ses services. Ce qui rend son savoir uniquement accessible aux familles fortunées.
Le glaive grec ou romain est fait de bronze, les romains frappent essentiellement d’estoc, interdiction formelle leur est donnée de frapper de taille, sauf en cas d’absolue nécessité, car ils savent que le coup d’estoc est bien plus meurtrier. Le but étant de tuer en faisant le moins de geste possible.
Les peuples dits barbares utilisent des armes de même style ou parfois légèrement plus longue, mais l’utilise de façon plus désordonnée. Seuls les celtes se distinguent, ils frappent de taille avec de véritables épées en fer, métal bien plus solide que le bronze des armées méditerranéennes, ce qui permet d’abord aux celtes de mener une politique agressive puis de se défendre longtemps contre les envahisseurs.

Le glaive romain va peu a peu s’allonger au fur et a mesure de l’affaiblissement de l’empire romain, en effet, on incorpore de plus en plus aux armées romaines des mercenaires venus du nord, adeptes du meme genre d’épées que les celtes.
Dans la fin de l’empire romain, on utilise de plus en plus les armes des peuples germaniques.

Dans le haut moyen age, l’épée devient la compagne la plus sure d’un homme qui désire survivre a un pillage ou in voyage. C’est l’époque ou les exploits individuels sont loués par les poètes et chanteurs, c’est l’époque du roi Arthur et d’excalibur.
Il ne subsiste cependant aucune trace des instructeurs romains de jadis, c’est le père qui apprend a son fils a manier l’épée, et ce, dans la résidence seigneuriale. De plus, la féodalité naissante réduit considérablement le nombre de personnes autorisées et aptes a porter l’épée, arme par excellence du chevalier.

Les maîtres d’armes reviennent au XIIIe siècle, on reconnaît que manier l’épée nécessite un entraînement aussi bien théorique que pratique, cet enseignement est beaucoup recherché par la noblesse, qui risque fréquemment sa vie sur le champs de bataille. Le développement de l’ordalie, duel judiciaire tout a fait légal et même d’usage courant au moyen age, précipite aussi un certain engouement à apprendre l’escrime. il est décrété lorsque les juges ne peuvent déterminer la culpabilité ou l’innocence de chaque partie, et fait appel au jugement de Dieu. On se rendra néanmoins vite compte que l’homme qui sait manier l’épée est souvent le favori de notre bon Dieu.
Contrairement aux idées reçues, le guerrier du moyen age est assez rapide et plus libre de ses mouvements qu’on ne le pense, car il n’est pas encore enfermé dans des armures de plaques d’acier. Il est primordial de savoir se battre avec et contre n’importe quoi. Cependant, malgré la grande diversité des armes de cette époque, l’épée reste l’arme la plus noble. A cette époque, on se fixe principalement sur la pratique, les attaques de bases étant principalement de taille. La force brute porte encore un rôle important dans l’escrime médiévale, d’une part a cause du poids de ces armes, qui pèsent en moyenne 1kg, et d’autre part a cause du soin porté a la protection du chevalier.
Il faut attendre l’arrivée de maîtres germaniques pour assister a un développement sans précédant de la technique de l’escrime. Cette évolution est considérée comme l’acte de naissance de l’escrime en tant que science du maniement de l’arme.






Source Heinrich.
Comments